1

Vous savez qu’une amie m’avait inscrite sur un site de rencontre… j’avais délaissé cette option ces derniers temps, mais j’ai décidé d’y retourner. Pourquoi ?

Cette semaine j’ai entendu Marc Boilard donner des trucs aux hommes concernant la psychologie féminine et même si les animatrices semblaient outrées, je n’ai pu que lui donner raison. Parfois, nous les femmes, nous n’acceptons pas les choses se passe simplement et les hommes doivent jouer avec leur valeur (particulièrement auprès de notre entourage) plutôt que de se présenter tel quel… Ne dites pas le contraire !

Une autre chose que Marc a laissé entendre concernant les sites de rencontres. Si les hommes sont d’abord attirés par une photo, nous les femmes, nous nous laissons séduire par une fiche qui a plus de trois mots et surtout, surtout sans faute… Je ne peux que lui donner raison sur ce point… Alors, j’ai voulu faire une expérience… Pour voir jusqu’à quel point il avait raison sur l’idée que les hommes sont d’abord attirés par une image et que ça prime sur le reste…

Je remplace donc ma sage photo qui sourit à la caméra, par une photo sensuelle où on ne voit pas beaucoup mon visage, mais on devine les yeux et la bouche. Bref, une photo que les gars autour de moi qualifie de très belle. Vous pouvez imaginer ce qui s’est passé ?

En quelque heures, j’ai été submergé de messages de toutes sortes et près de 200 personnes ont visité ma fiche… Et tout ça, dans la même soirée !!! Je suis passé de jolie à très belle, sexy… Pourtant, ma fiche ne dit pas grand chose et je suis toujours la même… Je suis passé de gentille fille à objet de désir…Tout serait donc dans l’art de faire fantasmer les hommes ?

C’est bien beau à ce moment-ci, sauf que dans les conversations que j’ai engagés par la suite avec plusieurs messieurs, inutile de vous dire que je leur inspirais davantage des idées de désir que quoi que soit d’autres. Je ne dis pas que ça ne fait du bien à l’égo, loin de là J Je viens cependant de comprendre la situation de ces femmes magnifiques qui attisent l’imaginaire collectif. Un exemple ? Avec plaisir !

Je discutais sur un “chat” avec un homme depuis une heure ou deux, petites questions par-ci, par-là. Puis spontanément, il me demande une rencontre pour un verre de vin ou deux ! Un record de vitesse dans mon cas, c‘est flatteur sauf que… Il est sympa, mais il ne m’attire pas du tout (j’ai vu sa photo vers la fin de la conversation seulement). Que faire ? Assumer que ça passe aussi par l’image chez le femme ? Allons-y, je lui dit donc carrément…

Je m’attendais à une forte réaction, car qui aime se faire dire ça ? Et bien, non mesdames, pas du tout. L’homme pas le moins du monde découragé passe les prochains messages à essayer de me convaincre de faire cette rencontre. Il me parle de spontanéité, du plaisir de rencontrer un inconnu sans contrainte, que je pourrais me tromper sur mon attirance, qu’il est tel que je le lis etc. Et surtout, qu’on ne doit pas nécessairement être attiré au premier regard pour se rencontrer (!) Mais qu’avons-nous d’autre pour passer du virtuel au réel dans un site de rencontre, je vous le demande !

Je viens de comprendre pourquoi on pardonne des comportements détestables à certaines femmes et pas à d’autres… Tout ne serait donc qu’une question de désir chez l’homme ?


1

J’étais assise à mon café habituel, en train de lire d’un œil et de surveiller mon sandwich débordant de générosité de l’autre. On était lundi après-midi, mes collègues du journal étaient tous sortis sur une assignation et moi je profitais de l’heure du dîner pour lire le roman que je traînais depuis presque trois mois. La bibliothèque ne tarderait pas à lancer un avis de recherche sur ledit document, si je ne me décidais pas à leur rendre.

L’histoire un peu légère me changeait des ”nouvelles” communautaires que j’étais habituellement affectée dans mon métier de journaliste. L’histoire d’amour à l’eau de rose me distrayait des plaintes concernant des subventions trop peu généreuses ou du lancement d’un programme spécial pour tel type de problématique.

J’étais en train de lire quelques lignes du roman plutôt niait quand la porte s’ouvrit sur un homme. Ce dernier entra d’un pas vif dans le café. Le meilleur moment de ma journée ! Il était toujours là, à la même heure, les mêmes jours : les lundis, jeudis et vendredis. Je ne savais pas ce qu’il faisait les autres jours, mais je savais que le lundi, il venait chercher un grand café avec un sucre et deux laits, un sandwich au poulet et du couscous. Toujours la même commande, la même journée, à la même heure.

Il saluait les employés par leur nom. Il prenait le tout et ressortait. J’aimais son allure décontracté avec son air sûr de lui. Son sourire radieux lorsqu’il remerciait les serveurs, les faisaient rougir de plaisir. C’était un charmeur ! Il était magnifique autant de devant que de derrière, puisque j’avais le loisir de le voir des deux côtés toutes les semaines… S’il avait pu juste regarder de mon côté, je lui aurais servi un de mes sourires ravageurs… mais, il était réglé comme une horloge et jamais ne regardait les clients du café, pressé, il commandait, attendait en pitonnant sur son téléphone intelligent, prenait sa commande et repartait.

Comme une idiote je le regardais partir et revenir tous les semaines sans trouver le courage de l’aborder. D’ailleurs que lui aurais-je dit ? Manquais-je de courage ou simplement je me plaisais à le regarder de loin…


0

Je regarde ma montre, je suis en avance. J’attends Alexis, un ami de longue date qui a toujours eu de la difficulté à garder une femme plus de trois mois. Je ne suis pas certaine, mais pour moi, ça ressemble beaucoup à la peur de l’ennuie… mais qui suis-je vraiment de pour juger ?

Il arrive! Il est toujours bien habillé, ancien vendeur dans une boutique pour homme, il est, depuis ce temps, toujours tiré à quatre épingles.  Il s’approche de ma table, un sourire ravageur aux lèvres. Il  m’embrasse avant de héler le serveur pour une bière.  En  s’assoyant, il me demande :

–Alors, comment ça va ?

–Je vais bien, et toi? Comment ça va avec heu… Annie, Fanny ? J’ai oublié…

–En fait, c’était Mélanie, et c’est terminé…

–Déjà ? Mais tu disais que c’était la bonne cette fois…

–Au début ça allait bien, on y allait doucement, mais quand on a couché ensemble, disons que… ça c’est gâté…

–Ah ? Qu’est-ce qu’elle a fait ?

Le serveur arrive avec une bière blonde. Alexis en prend une gorgée avant de continuer sérieusement.

–Ne me jette pas la pierre trop vite, Lily.

Je lui souris, il me connait si bien… Il enchaîne :

–Nous étions en pleine action… tout à coup, elle me regarde et s’exclame « Tu fermes les yeux ? C’est la première fois que je vois ça… c’est étrange »

Je regarde mon ami, je ne suis pas certaine de ce qu’il me dit.

–Je lui ai répondu, « On peut en parler après ? »

Je m’esclaffe de rire.

–Ça coupe un peu l’élan !

Alexis me regarde d’un air évident.

–Ce n’est pas tout… On termine, elle s’assoit sur le bord du lit et elle se met à pleurer !

–Quoi ! ?! Pourquoi ? que je lui demande perplexe

–Je lui pose la même question, tu n’imagines pas ce qu’elle me répond…

–Quoi ?

–« C’était pas comme d’habitude, tu n’as pas fait ça comme mon ex ! »

J’écarquille les yeux avant de m’écrouler de rire… D’un air découragé, Alexis prend une autre gorgée de bière, il continue.

–Je lui ai dit que si elle m’avait demandé ce qu’elle voulait, ça lui aurait fait peut-être plus plaisir. Tout ce qu’elle a fait, c’est renifler et essuyer ses larmes…

Je suis secoué par de petits rires.

–Alex, c’est… (je reprends mon souffle)… je sais pas quoi te dire…

–Ya rien à dire, je tombe toujours sur des drôles de numéro !

–Ah ben ça mon ami, on est deux. Tiens, levons notre verre à toutes ces personnes étranges, mais combien mémorables, qui traversent nos vies !

–À nos illustres rencontres !


1

La semaine dernière moi et Marie-Annick on avait envie de sortir. Pour faire nos « vraies » fille on est allé se payer un tour chez le coiffeur en après-midi. Elle eu une coupe de cheveux et moi… je me suis dit, pourquoi ne pas rendre lisse cette tignasse frisée qu’est la mienne ?

Et bien, nous voilà fin prêtes, pomponnées pour le plaisir, cheveux parfaits et la bonne humeur au coin des lèvres. À nous la piste de danse sur fond de musique des années 80 !

Nous dansions depuis plus deux heures pour le plaisir entre les gorgées d’alcool, d’eau et les sourires lancés à tous vents dans cette foule compacte et disons-le, en sueur…

Vers la fin de la soirée, un homme s’approche de moi et me demande pour danser… Ah oui ? Pourquoi pas… autant en profiter, j’adore danser comme vous le savez déjà…

L’odeur de musc m’envahit, cet homme beaucoup plus grand que moi me fait tourner sur cette piste de danse… Mmmmhhh… Tout à coup, il se rapproche, ses mains se déposent délicatement sur moi, sur ma taille et… sous mon chandail ! Son visage se penche vers le mien, je détourne légèrement la tête et il en profite pour me murmurer :

–On est beau ensemble hein ?

–Quoi ? Heu…je n’en sais rien, j’essaie juste de garder tes mains par-dessus mon chandail…

Il me sourit et les remplace gentiment. Il me regarde et me lance…

–T’inquiète pas, je ne vais pas t’embrasser…

Et bien ! On peut dire que moi, Lily Rose, je m’ennuie rarement avec les hommes qui croisent mon chemin non ? Surtout lorsqu’il s’agit de danse… La confiance en soi on adore, mais là…


4

Une étrange expression remplie de sens. Dites par une grand peintre dans les années 1910, j’ai l’impression qu’elle s’applique parfois aux relations de couples d’aujourd’hui.

J’étais tranquillement assise dans un café avec mon portable et je me suis mise à regarder autour de moi. Les jours de fin de semaine sont l’idéal pour observer la faune couplée… Certains couples répondent tellement aux « modèles » que la société a construit, parfois ça se rapproche tellement que ç’en devient des stéréotypes. Le grand gars musclé avec la petite femme blonde, les deux paires tellement assorties qu’on croirait des jumeaux etc.

Je me suis rappelé une conversation avec Marie-Anick ma meilleure amie, devant notre habituel discours sur les hommes et l’amour, elle m’a dit ceci :

–Tu sais Lily, il y a autant de forme d’amours que d’individus

–Alors pourquoi, Marie, qu’on à l’impression qu’il existe qu’une seule version du couple ?

Nous ne savions pas quoi répondre…. Mais s’il existe autant de formes d’amour que d’individus, ça devrait être pareil avec le couple, logique non ?

Pourtant, quand on s’y penche, on remarque des comportements très ciblés, des stéréotypes de romantisme parfois commercialisés comme si c’était le point culminant de ce que l’on nomme aimer l’autre… et pourtant, ce qui est signifiant pour un ne l’est pas nécessairement pour l’autre… On me dit que je ne suis pas romantique si je n’aime les bains avec les bougies parfumées et les pétales de rose… comme si le vin, le souper, les fleurs et les bains étaient l’ultime signification de l’amour…

Moi qui aime faire les choses différemment, ces concepts m’apparaissent un peu vides. Profondeur de la superficialité, c’est comme tenter de rendre signifiant quelque chose qui ne l’est pas…

Mmhmm…je crois que le café et le chocolat dans mon mokaccino par temps gris, un dimanche après-midi me rendent songeuse… à bientôt !


0

Et bien, ça fait longtemps ! J’erre depuis quelques temps, ne trouvant ni l’inspiration et ni l’envie de renouveler les rencontres de l’autre type. Il y a parfois des moments dans les vie de certaines filles (je ne peux parler que pour elles ) où on est bien célibataire et qu’on n’a pas envie de se mettre en situation de rencontre.

Je ne sais pas pour vous, mais des fois, ce n’est juste pas ça. On ne rencontre personne, la vie suit son cours et c’est à peine si on voit le temps passer. Si je me fis à ma mère, elle va finir sans petit enfant (oh drame !), mais ça, c’est une autre histoire…

Toujours est-il que j’étais tout à fait confortable dans la vie de tous les jours que je menais, lorsque j’ai eu ce mariage qui s’en venait. Une petite lumière s’est allumée en moi. Un mariage ! Quel merveilleux endroit pour rencontrer du nouveau monde, il y a toujours un ou deux célibataires qui trainent là-dedans. Pas de quoi vous faire une nouvelle vie de famille, mais au moins s’amuser et pouvoir danser, non ?

Et bien…. Oui ! J’avais vu juste. Si mon œil était attiré par les musiciens (surtout un, en fait, et malheureusement pris) qui nous entraînaient au son d’une musique jazzy, il y avait tout de même un célibataire qui rodait dans les environs… Lorsque beaucoup de monde de la salle s’est levé pour aller danser sur un air connu, le célibataire s’est décidé à venir m’inviter. Que c’est donc agréable de se faire demander une danse, ça vient stimuler notre petit côté romantique !

C’était un bel homme, alors c’est encore plus agréable… vous avez vu les fleurs, vous attendez le pot, n’est-ce pas ? Et parce qu’il y a souvent un « hic »… Était-ce parce qu’il ne savait pas vraiment danser ? Non, c’est charmant, j’ai pu lui  glisser doucement des encouragements et des sourires…. Est-ce parce qu’il est dix ans mon ainé ? Non, un homme qui a de l’assurance, ça toujours quelque chose d’excitant… Sauf que… Danser une main dans la sienne, l’autre main autour de ses épaules, en balançant doucement des hanches sur un rythme sympathique en tournoyant lentement dans la pièce… c’était trop pour lui ! Tout d’un coup, après une légère conversation, il m’a dit en rougissant (!) :

–Oh ! Je suis gêné….

Quoi !?! Il a murmuré pour lui-même :

–Je ne suis pas fait en bois, moi…

À ce moment, il m’a fait danser un peu plus loin de lui pour se calmer j’imagine. Quand la musique a été terminée, je lui ai murmuré un « Merci » incertain et il a répondu :

–C’était un honneur ! avant de filer et de disparaître dans le couloir.

Je vous jure qu’à ce moment, le temps s’est arrêté quelques instants. J’étais prise entre le fou rire, l’incrédulité qu’il a été le seul à avoir autant de plaisir et la satisfaction de faire autant d’effet à un homme…


8

Des histoires de cruise ratées, il y en a plein, celles réussies aussi, sauf qu’on dirait qu’elles datent, qu’elles viennent du passé. C’est comme si les hommes ne voulaient plus draguer. Peut-être se sont-ils fait échauder trop souvent ou ils sont plus timides de nos jours ? Sauf que le constat est là, nous sommes devenus des paresseux de la séduction !

Aujourd’hui, on se dit deux-trois mots à peine élaborés et hop c’est fait ! À l’image de la rapidité de notre société, d’Internet et des textos, on élabore plus. On ne se fait plus la cour, autant d’un bord que de l’autre. On veut que ça se passe vite, d’un coup, sans attente, sans le plaisir de la séduction et sans le bonheur de découvrir. Il n’y a plus de célébration de la lenteur, il n’y a que la consommation rapide. Ça ne marche pas ? Il y a un défaut ? On passe à l’autre!

Je discutais de ce sujet dernièrement avec Marie-Anick. Nous étions justement dans un bar pour un 5 à 7…

–Je lisais que les hommes ne voulaient plus draguer.

Elle me répond un tantinet déçue :

–C’est vrai, regarde, on est deux filles supers mignonnes, sympathiques et pas un homme n’a osé s’approcher

–Tu sais ce qu’un ami fait quand il veut attirer les filles dans ses filets ?

Marie-Annick me regarde très intéressée.

–Non ?

–Il approche une fille et regarde derrière elle dans son dos et dit : « S’cuse, mais ton étiquette… » et la fille pense que son étiquette dépasse. Le gars la saisit et lit : « Made in China… oh. je croyais que c’était Made in Paradise… »

–Oh non, c’est pas vrai !?!

–Et tu sais quoi ? Ça marche ! Les femmes craquent…

–Est-ce qu’il est beau ?

–À en tomber… il est super mignon…

–C’est moi où les hommes deviennent paresseux quand ils sont beaux ?

Je me mets à rire et lui répond malicieuse :

–C’est souvent ce qu’on dit, ils se forcent moins… Il en a même qui préfère se voir que de te voir….

Et vous ? Vous en avez des lignes de séduction quand vous abordez un(e) inconnu(e) ou peut-être certaines que vous avez entendues ? Partagez-les moi dans les commentaires !